"Le monde perdu" est le titre sous lequel ont été réunis, par la Cinémathèque de Bologne en 2005, les dix courts métrages documentaires que Vittorio De Seta a tournés en 35 mm, entre 1954 et 1959. Dans ces films il raconte l'Italie du sud à travers la pêche à l'espadon, le travail dans les mines de soufre, les rites de la fête de Pâques, le portrait d'une île : Stromboli… Images fortes et belles d'un monde disparu qui a fait dire à Martin Scorsese: «...je suis resté stupéfait habité par une émotion intense… c'était l'Italie du Sud, ma culture ancestrale qui se dirigeait vers sa fin, tout juste avant de pénétrer dans la sphère du mythe.»
Aux courts métrages de Vittorio De Seta s'ajoutent les films des documentaristes italiens contemporains les plus significatifs. Ils représentent, peut-être, ce que le cinéma italien à fait de plus original depuis ses grands maîtres: Rossellini,Fellini,Rosi, Visconti et tant d'autres.

Contadini del mare, Vittorio De Seta, 1956

Vittorio De Seta (1923-2011)